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Fandom:
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Characters:
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Language:
Français
Stats:
Published:
2026-05-23
Words:
718
Chapters:
1/1
Kudos:
4
Hits:
40

Ses sentiments

Summary:

Les mots me manquent une fois de plus.

-Une suite directe du chapitre 48 : débordement-

(PS: Il y a une version anglaise)

Notes:

Ahem.
Donc j'ai fini de lire le chapitre 48 à, uh, 1h30 du matin. (avec la traduction qui est sortie à 23h là...)
Et donc j'ai écrit ça à la place de dormir :D

Ca faisait longtemps que j'avais pas eu l'envie pressante d'écrire une fanfic... depuis Miraculous, ahlala... enfin bon. Bonne lecture !

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Kanon m’a embrassée. C’était tout ce qu’il ne devait pas se passer. Et pourquoi est-ce que ça l’aurait fait ? Je suis celle qui était anormale. Pas elle.
Je suis celle qui devait parler et elle a volé mes mots. Est-ce qu’ils se lisaient sur mon visage ? Évidemment que oui, c’est pour ça que tous me l’avaient dit : Rinne, Ayano, et même l’illustre inconnue qu’était Akira. Kanon est sourde, pas aveugle, alors évidemment qu’elle l’a remarqué.

Elle m’a embrassée. Elle a franchi cette distance que je n’avais pas osé traverser en des mois passés ensemble. Elle a franchi une ligne qui n’aurait pas dû l’être. J’étais partie pour lui dire, lui avouer, et qu’elle me rejette.
M’évite.
Même si évidemment, elle ne l’aurait pas fait, parce que je ne suis pas aveugle non plus, et les photos étaient tellement parlantes. Mais c’est ce que j’attendais quand même.

Et maintenant quoi ? Elle a l’air toute aussi surprise que moi. Son souffle encore sur mes lèvres, ses yeux dans les miens. Puis ils descendent. Parce qu’elle veut recommencer ? Ou ne pas manquer le moindre mot que je dirais ?
Qu’est-ce que je suis censée dire ?
Qu’est-ce que je suis censée ressentir ?
Qu’est-ce que je ressens ?
Les larmes ne s’arrêtent pas, et les brûlures de mes joues non plus. Mon cœur essaie de défoncer ma cage thoracique pour s’échapper par ma gorge et j’ai envie de le laisser faire, parce qu’il me fait mal. J’ai mal. Si je me lève, je vais tomber, si je bouge, je vais m’effondrer, et si je ferme les yeux, je ne la verrai plus.
– Saki ?
Elle est la première à briser le silence, ses joues toujours rougies de la plus belle des manières, et avec une pointe d’hésitation qui ne commence qu’à apparaître. Pourquoi est-ce qu’elle n’était pas là avant ? Au moment de se pencher vers moi, de m’interrompre, de poser ses lèvres sur les miennes. Comment est-ce qu’elle a osé ?
Pourquoi est-ce qu’elle n’y a pas pensé plus que ça ? Pourquoi est-ce que moi je l’ai fait ?
– Saki ? Est-ce que… tout va bien ?
L’inquiétude et le doute s’intensifient. C’est égoïste de vouloir qu’ils le fassent encore et encore ? C’est… injuste de m’avoir arraché la décision comme ça. C’est injuste qu’elle n’ait pas eu à affronter toutes ces questions et qu’elle ait juste… agi !
Comme si tout était normal.
Comme si j’étais normale.
Les mots ne veulent pas quitter ma gorge, de toute manière. Ils sont bloqués. Et je pourrais me contenter de les prononcer sans le moindre son. Elle les comprendrait.
Là.
– Pourquoi ?
Parce que ça résume tout. Elle ne peut pas être amoureuse de moi. Ce n’est pas vrai. Qu’importent tous les signes.
Ses yeux s’écarquillent et le rouge fait place à du pâle alors qu’elle se recule enfin. Ça n’empêche pas tout mon corps de trembler.
– Parce que tu n’arrivais pas à le dire. Et je… j’avais l’impression de te faire tourner en rond. Mais ce n’était pas ce que je voulais faire, vraiment. C’est juste qu’avant de voir les photos, hier, je n’avais pas réalisé ce que je ressentais… Pardonne-moi.
Hier ? Il ne lui a fallu que vingt-quatre heures. Peut-être moins encore. Pour avouer ce qui m’a pris…

178 jours.

Ne serait-ce que pour trouver le courage d’envisager de lui dire en face. Sans même y arriver en fin de compte.
Je suis pathétique. Tellement pathétique. C’est elle qui fait tout le travail, et je continue d’être une gamine à côté. Incapable de faire plus que de fantasmer une relation que je n’aurais jamais. Si elle savait tout ça, que toutes nos interactions depuis des mois entiers n’étaient pas entièrement honnêtes…
Elle me détesterait.
Peut-être qu’elle pense que, pour moi aussi, ça ne date que d’hier. Des photos. Peut-être qu’elle pense que je suis courageuse comme elle. Peut-être qu’elle ne voit pas mon côté pitoyable. Malgré toutes les occasions où je lui ai montré.
Elle le découvre en direct avec mon silence à un moment où elle attend une réponse importante.
Et ses actions n’ont pas changé la finalité.
Les mots ne sortent pas. Qu’importe que ce soit réciproque, qu’importe qu’elle ait brisé le tabou, qu’importe qu’elle ait laissé son cœur à découvert.
Je ne peux pas lui laisser le mien.
Alors je fais ce que je fais de mieux.
Et je fuis.

Notes:

... Je vais être optimiste et me dire que ça va bien se passer dans le canon. (Kanon. lol.)

Ceci dit, j'en suis pas convaincu, et ce manga me fait aaaaaaaaaaa. J'ai eu envie de lire des fanfictions après avoir fini ce chapitre (parce qu'il le fallait, là, surtout avec le petit "l'auteur va prendre une pause" (ce qui est mérité, c'est important les pauses) MAIS le cliffhanger)

Et donc il y en avait cinq, donc j'en ai conclus qu'il fallait que j'en rajoute. Donc j'en rajoute une. Avec du angst. Mais détail.