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Better Man, Better Men

Summary:

Cela fait deux ans que Marcello a quitté Los Santos, les Families, et sa relation compliquée avec Liam. Il essaie de refaire sa vie en Italie, tant bien que mal, mais le monde est petit et l’univers cruel, et il se retrouve à devoir faire équipe avec l’irlandais à nouveau.

Notes:

Hello ! Voilà ma nouvelle fic, qui sera plus triste et plus sombre que la dernière (mais ça finira bien, vous en faites pas). J'ai hâte de vous la présenter, c'est la première fic multi-chapitre que je poste, j'espère que j'arriverai à tenir le rythme et surtout que ça vous plaira !
Bonne lecture !

Chapter 1

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Comme chaque matin, Marcello se réveilla au son du miaulement de ses chats. Il n’aurait jamais dû prendre l’habitude de leur donner à manger le matin, les deux félins le réveillaient de plus en plus tôt, maintenant. Il se redressa dans son lit, en souriant quand Pitch sauta et ronronna contre lui.

Après avoir nourri ses deux chats, Marcello se rendit dans la salle de bain. Comme il en avait pris l’habitude depuis quelques temps maintenant, il se rasa, avec des mouvements lents et machinaux. Il reposa le rasoir, après avoir fini, et s’observa dans le reflet du miroir. Un homme aux cernes creusés le regardait. Marcello n’aimait pas ce qu’il voyait, il n’aimait pas l’homme qu’il était devenu. Il n’aimait pas ne plus avoir de barbe. Il n’aimait pas ses yeux qui n’étaient même plus tristes, à la longue, seulement lassés. Après de longues secondes, il finit de se laver le visage et sortit.

Il avait eu l’idée de se raser peu de temps après être arrivé en Italie, il y a presque deux ans. Il s’était dit que c’était une bonne idée de changer un peu de tête, puis il avait besoin de faire quelque chose de différent. Il ne voulait plus être la même personne qu’à Los Santos. Il n’était plus la même personne. Il n’était plus Marcello ‘Luigi’ Capone depuis que, sa vision floutée par les larmes, il avait regardé à quelle heure partait le premier avion jusqu’en Europe. Depuis qu’il était parti, qu’il avait lâchement fui, laissant derrière lui son quartier, son gang, sa famille, son copain, avec seulement un minable mot d’excuse griffonné au dos d’une facture et laissé sur le réfrigérateur. Depuis qu’il s’était retrouvé à l’aéroport de Los Santos à 5 heures du matin, toutes ses possessions dans sa valise, à embarquer pour un vol vers l’Italie. Depuis qu’il avait retrouvé sa vieille maison, dans la montagne au-dessus de Naples, où il s’était juré qu’il ne reviendrait plus quand il était parti rejoindre… quand il était parti à Los Santos. 

Marcello secoua la tête, comme pour chasser tous ces souvenirs. Il y avait des journées plus difficiles que d’autres, et aujourd’hui semblait commencer assez mal. Il devait quand même aller travailler, et s’habiller. Il ouvrit son placard, et soupira quand il tomba nez à nez sur la chemise que Francesca lui avait offerte. La jeune femme allait encore râler, quand elle allait voir qu’il ne l’avait toujours pas mise, aujourd’hui. Ce n’était pas de sa faute, en plus, la chemise était vraiment belle, et Marcello l’aurait portée avec plaisir il y a quelques années. Seulement, voilà, la chemise était verte. Et Marcello ne mettait plus de vert. Plus depuis deux ans. Mais Francesca ne le savait pas, bien sûr, et elle allait juste penser qu’il n’aimait pas son cadeau. Tant pis, il n’avait ni envie de parler de son passé, ni de porter du vert à nouveau. 

Une fois habillé (en blanc et en marron), il était temps d’aller travailler. Après une dizaine de minutes de route, Marcello arriva sur le domaine agricole, où il allait récolter, planter et nettoyer sous le soleil napolitain. C’était Francesca qui lui avait trouvé ce job. Elle travaillait là pendant le week-end et les vacances, pour se payer ses études de médecine. En parlant du loup…

“Marcello ! T’as toujours pas mis ma chemise, je rêve !” S’écria la jeune femme aux cheveux courts et bruns qui venait d’arriver. “Je vais finir par croire que tu l’aimes vraiment pas !”

“Mais non,” commença Marcello, “C’est pas que je l’aime pas…” 

“Ouais, ouais, c’est ça. Allez, va taffer, on se retrouve à la pause.” 

Marcello regarda la jeune femme s’éloigner pour aller commencer sa journée. Il se dirigea vers la portion dont il devait s’occuper ce matin. Après avoir salué ses autres collègues, il se mit à la tâche.
Il aimait bien ce boulot, il était physique et abrutissant, ce qui l’empêchait de trop penser et réfléchir. Et la paie n’était pas trop mauvaise, et lui permettait de vivre sans trop s’inquiéter. Marcello était très reconnaissant à Francesca de l’avoir recommandé pour qu’il vienne travailler ici. Depuis qu’elle était arrivée dans sa vie, en toquant à sa porte quelques semaines après son retour et en se présentant comme sa voisine qui habitait quelques centaines de mètres en dessous, elle avait beaucoup aidé Marcello. De gré ou de force, elle s’était faite une place dans la vie de l’ancien gangster. 

 

Après quelques heures de travail, Marcello retrouva Francesca à l’ombre, sous un arbre. Il s’installa à côté d’elle et ils déjeunèrent tranquillement. Mais la paix fut de courte durée, quand Francesca sortit son téléphone et montra une photo à Marcello. 

“T’en penses quoi?” lui demanda-t-elle. 

“Comment ça, j’en pense quoi? Je le connais pas, c’est qui?” 

“Il s’appelle Alessandro, c’est le grand frère d’une amie. Il a ton âge, à peu près.” 

“Et alors?” Il fronça les sourcils. “C’est quoi le rapport, avec moi?”

Elle eut un grand sourire malicieux, puis baissa la voix pour lui dire : “Il est gay.”

Ah. C’était donc ça. Une autre des lubies de son amie, lui trouver un copain. 

“Sérieusement, Francesca ? Je t’ai déjà dit que…”

“Oui, oui, je sais, ton ex, blablabla. Ça fait deux ans, quand même ! Faudrait passer à autre chose, à un moment !”

Marcello soupira. Il n’avait vraiment pas envie de parler de ça, et il était déjà fatigué en pensant à la conversation qui allait arriver. 

“Mais c’est pas ça, c’est compliqué, d’accord ? J’ai pas envie d’a…”

“Bien sûr que c’est compliqué”, l’interrompit-elle. “Mais si t’essaies pas, tu pourras jamais avancer. Allez, juste un rendez-vous, et si ça te plaît pas, tant pis, mais au moins t’auras essayé !” 

Elle le regarda en faisant les yeux doux. Enfin, plutôt une piètre imitation de yeux doux. 

“Arrête de faire cette tête, t’es terrifiante. Bon, d’accord pour un rendez-vous,” finit-il par céder. “Mais un seul ! C’est vraiment pour te faire plaisir.”

Francesca fit un signe de victoire. “Tu le regretteras pas!”

Marcello allait le regretter, c’était sûr. Il espérait juste qu’elle allait oublier rapidement. 

 

Leur pause de midi finie, ils repartirent travailler. Et quelques heures plus tard, ils se dirent au revoir, avant de repartir chez eux. Marcello accepta d’amener Francesca au travail, le lendemain, même s’il n’avait vraiment pas hâte qu’elle continue de l’embêter avec cette histoire de rendez-vous. 

Une fois arrivé chez lui, et après avoir dit bonjour à ses chats, Marcello prit quelques secondes pour respirer un peu. Il repensa à quel point ça lui avait fait bizarre, ses premiers jours de travail, le contraste entre les journées bruyantes et le bavardage incessant de sa voisine, et le silence de sa maison le soir. Heureusement qu’il avait ses chats, pour mettre un peu de vie chez lui. À Forum Drive, au moins, il y avait toujours… Bref, pas besoin de penser à ça maintenant. Il alla se doucher, et reprit sa routine machinale de tous les jours : se laver, se changer, préparer quelque chose à manger rapidement, puis allumer la télé et la laisser allumée jusqu’à tard la nuit, pour que la sentiment de solitude qui arrivait avec le coucher du soleil, à chaque fois sans faute, puisse passer plus facilement.

 

Marcello était dans sa cuisine, en train d’étudier les aliments qui lui restait pour se faire à manger, quand il entendit toquer violemment à sa porte. Il fronça les sourcils. C’était sûrement Francesca, il ne connaissait presque personne d’autre ici, de toute façon, mais elle avait ses clés et ne s’embêtait pas à toquer la plupart du temps. Il se dirigea vers sa porte, et l’ouvrit. Il faisait nuit dehors, et Marcello arrivait à peine à distinguer la silhouette devant lui. Cette silhouette murmura d’une voix familière, qu’il n’aurait jamais cru entendre à nouveau : “Marcello ?”

“Liam?” Demanda Marcello, la voix tremblante, avant que ce dernier ne s’effondre devant lui. 



Notes:

Voilà, j'espère que ça vous a plu ! On a commencé avec un chapitre un peu court, les autres seront plus longs, et le deuxième est déjà écrit, il sortira la semaine prochaine !